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Ports de pêche et sites ostréicoles

Dégustez le poisson et l’huître de Marennes-Oléron

Le port de pêche de la Cotinière - ©P.Migaud / FDHPA17

Du port de la Cotinière à la route des huîtres, découvrez les lieux chargés d’authenticité où cohabitent ostréiculture moderne et architecture traditionnelle.

Le port de pêche de la Cotinière

Port de pêche pittoresque sur la côte ouest, exposé à la houle de l’Atlantique, la Cotinière est l’un des villages les plus animés de l’île d’Oléron. Chalutiers et fileyeurs aux couleurs rouge et vert vif vont et viennent au rythme des marées.

La criée quotidienne est le temps fort de la journée. À quinze heures, les navires déchargent la pêche du jour : merlus, bars de ligne, soles, langoustines et crevettes sont les spécialités de la Cotinière. Déambulez au marché de la Victorine pour y acheter du poisson frais.

Premier port de pêche de la Charente-Maritime, la Cotinière compte une centaine de chalutiers et deux cent vingt marins en activité. Ils pratiquent la pêche traditionnelle sur la bande côtière : chalutage, ligne de fond ou pêche au filet. Sur le port, « les pêcheries de la Cotinière » et les bans d’ostréiculteurs proposent leurs produits à la vente aux heures de marché.

Les huîtres Marennes-Oléron

La culture de l’huître est ici une tradition. La « Marennes-Oléron » a obtenu ses lettres de noblesse grâce à une technique bien particulière : l’affinage en claires. Après avoir grandi en pleine mer sur les parcs à huîtres, les ostréiculteurs les entreposent dans les bassins d’anciens marais salants.

Certaines y termineront leur croissance pour ce qui est des « pousses en claire », les autres grossiront un peu plus et se teinteront d’un joli vert grâce à une algue microscopique : la navicule bleue.

Le label Marennes-Oléron est attribué aux huîtres qui ont séjourné de 1 à 2 mois dans les claires d’affinage selon la catégorie d’huître que l’on souhaite obtenir, de la fine ou de la spéciale de claire.

Les sites ostréicoles

Le port du Château-d’Oléron au sud de l’île l’un des principaux ports du bassin Marennes Oléron (avec ceux de Marennes et de La Tremblade). L’activité ostréicole se concentre sur le chenal d’Ors à l’entrée de l’île puis à la sortie du village en direction de Boyardville. C’est ici que débute la route des huîtres qui chemine entre le Château-d’Oléron et Boyardville et s’inscrit dans le périmètre de la réserve naturelle Moëze-Oléron.

Le petit port de la Baudissière sur le chenal du même nom est un port particulièrement pittoresque. On y trouve comme sur le port du Château d’Oléron, d’anciennes cabanes en bois sur pilotis qui ont été réhabilitées en ateliers d’artistes.

Le site ostréicole de Fort Royer à Boyardville est l’un des plus anciens. Aménagé sur un site naturel préservé, ce village centenaire est toujours en activité. Des visites commentées sont proposées toute l’année par l’association du site ostréicole et naturel de Fort-Royer.

Sur le continent, Bourcefranc-le-Chapus est un joli village avec son port ostréicole à la pointe du Chapus et le chenal de Daire aux cabanes pittoresques.